Hallux Rigidus traitement podologique et chirurgical

Pathologies
1 avril 2019

L’hallux rigidus désigne une perte de la mobilité de l’articulation métatarso-phalangienne (MTP) du gros orteil. Il s’agit en fait d’un stade très avancé d’arthrose. Cette altération s’avère particulièrement gênante pour les personnes qui en souffrent, notamment parce qu’elle empêche de réaliser des gestes quotidiens naturels comme la marche.

Quels sont les symptômes du Hallux Rigidus ?

L’arthrose du gros orteil ou encore le Hallux Rigidus provoque généralement de vives douleurs au port de la chaussure, notamment en raison de la déformation de l’articulation. Celle-ci est d’autant plus importante lorsqu’on note des ostéophytes volumineux. Souvent, les patients ne savent que faire et se plaignent d’une douleur importante à la mobilisation de l’orteil concerné. Enfin, on observe une grande perte de la mobilité, une raideur proportionnelle à l’évolution de l’arthrose.

En cas d’absence de traitement, les symptômes du Hallux Rigidus s’aggravent très rapidement pour devenir vite insupportables.

Traitements du Hallux Rigidus

Les premiers temps, on prescrira au patient des antalgiques pour calmer la douleur, des anti-inflammatoires pour remédier au processus d’inflammation ou encore des infiltrations, mais aussi des semelles orthopédiques. Néanmoins, toutes ces solutions thérapeutiques sont souvent temporaires.

Si l’évolution de l’Hallux Rigidus le nécessite, on optera pour une intervention appelée « conservatrice » qui permet de maintenir intacte l’articulation, mais aussi d’améliorer sa fonction. Le chirurgien raccourcira alors le premier métatarsien et allongera en percutané les tendons. Si l’articulation est toutefois trop endommagée, il sera plus adapté de proposer un blocage définitif appelé aussi « arthrodèse ».

Hallux Rigidus : suites opératoires

Généralement, le patient pourra sortir de la clinique à l’issue des premières 48 heures. Il sera alors immobilisé dans une chaussure prévue à cet effet, pour une durée pouvant aller jusqu’à 12 semaines, en fonction du geste qui aura été pratiqué.

Au terme des 3 premières semaines, il faut prévoir un premier pansement. La conduite est cependant déconseillée les premiers 95 jours.

Bon à savoir : on ne peut pas empêcher une arthrose d’évoluer. La chirurgie permet de limiter les douleurs qu’elle engendre.