Sport et hémorroïdes : qui est concerné et comment y faire face

Conseils aux sportifs Pathologies
3 septembre 2018

Les crises hémorroïdaires, bien que bénignes, peuvent affecter sérieusement les performances des athlètes. La pathologie hémorroïdaire est très récurrente et peut toucher les sportifs jeunes tout comme les moins jeunes, engendrant une gêne, des douleurs et des saignements.
Certains sports sont plus concernés que d’autres et il est essentiel pour les athlètes de trouver des solutions appropriées leur permettant de garder leur niveau de performance.

Le sport le plus affecté par la pathologie hémorroïdaire : le Cyclisme

La pratique du cyclisme sollicite de façon continue la zone anale et péri-anale par les frottements et les pressions typiques que le cycliste effectue sur la selle. Il n’est donc pas surprenant que ces athlètes soient d’une part plus sujets aux crises hémorroïdaires et, de l’autre, qu’ils en soient également particulièrement affectés en ce qui concerne leur performance. Il sera donc particulièrement important pour les sportifs de cette discipline d’identifier et de traiter rapidement le problème.

Plus en général, tous les sports qui, comme le cyclisme, prévoient une pression importante et prolongée au niveau de l’anus, risquent d’être concernés par les crises hémorroïdaires. C’est le cas, par exemple, des pratiques de musculation de haut niveau où le complexe des muscles de l’anus est mis sous d’importantes tensions.

Quels traitements peuvent être envisagés par ces sportifs ?

L’hygiène de vie des sportifs est généralement très contrôlée voire exemplaire, en terme de régime alimentaire, d’apport d’eau et de liquides, et, bien sûr, d’exercice physique. Il ne s’agira donc pas de traiter le souci suivant les premières approches classiques proposées par les spécialistes. En revanche, il sera essentiel, pour ces athlètes, de traiter efficacement et rapidement les crises hémorroïdaires, dans le but de limiter le plus possible la gêne, l’arrêt d’entrainement et l’affectation des performances,

Dans cette perspective, la crème pour hémorroïdes est généralement le premier traitement proposé pour soulager, le plus rapidement possible, les crises hémorroïdaires. Une solution qui permet de soulager efficacement, dès les premières heures de traitement, la douleur, ce qui est indispensable en cas de répétition des efforts. Le traitement par crème comme par tout autre méthode des crises hémorroïdaires doit toujours être accompagné d’un apport supplémentaire en fibres, soit via l’alimentation, soit via des intégrateurs.

Si le traitement par crème s’avère inefficace ou si les crises se manifestent de façon récurrente, il est possible d’envisager une intervention chirurgicale.

La méthode THD (désartérialisation transanale sous contrôle doppler) est une technique de chirurgie mini-invasive des hémorroïdes qui permet de ligaturer les artères hémorroïdaires (après les avoir identifiées au doppler) et de faire une pexie de la muqueuse anale en corrigeant ainsi la pathologie à son origine en évitant toute résection.

Les principaux avantages de la technique sont :

  •  une réduction très importante des douleurs post-opératoires (l’intervention est même totalement indolore dans la plupart des cas);
  • l’absence de résection et donc des risques d’infections et de complications qui y sont associés;
  • la diminution importante des jours d’arrêt de travail et une reprise plus rapide du sport.

De façon générale, l’attention aux apports en fibres par l’alimentation ainsi que l’application régulière de crèmes et pommades, permettra aux sportifs de reprendre et maintenir leur niveau de performance.

En ce qui concerne la cure des hémorroïdes la technique de l’hémorroïdopexie – THD est en train de se développer de plus en plus en France.

Pour plus d’informations renseignez-vous auprès de l’accueil de la clinique Drouot.