Soulager la douleur : la mésothérapie

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25 janvier 2019

Historique et définition

La mésothérapie est une pratique médicale qui consiste en une série de petites injections superficielles au niveau de la partie du corps à traiter. Les injections se font dans la peau uniquement, de façon microdosée. Celle-ci a été créée par un médecin français au début des années 1950, le docteur PISTOR. Sa devise: « Injecter, peu, rarement, au bon endroit ».

Principes

La mésothérapie se pratique en général en associant une technique superficielle (dermique superficielle) à 1 mm de profondeur à une technique profonde (dermique profonde) à environ 4 mm de profondeur. Cela s’effectue sur les points douloureux retrouvés à l’examen et sur la zone de douleur décrite par le patient.

Le matériel est d’usage unique, stérile. Les injections se font en fonction des allergies du patient. En règle générale, on effectue en mésothérapie un mélange de 2 à 3 produits par seringue. Il existe en mésothérapie antalgique une douzaine de produits possibles en fonction de l’étiologie de la douleur et des symptômes présentés : la gêne peut être liée à un œdème, une contracture musculaire, une inflammation séquellaire d’une entorse sur ligament… Les mélanges peuvent de plus être évolutifs en fonction de l’évolution des symptômes du patient.

L’aiguille fréquemment utilisée est une aiguille de 4 mm.

Le rythme théorique est pour une affection aiguë (moins de 3 mois) une séance toutes les semaines pendant 3 semaines. C’est après cette 3° séance que l’on commence évaluer l’efficacité de la technique. Pour les affections chroniques (de plus de 3 mois), une séance tous les 15 j est en général effectuée, également pour 3 séances. L’efficacité est également évaluée après la 3° séance.

Son passage dans la circulation sanguine est très faible permettant alors le traitement de patients porteurs d’ulcère gastro-duodénal, diabète, polymédication et du sujet âgé notamment.

Précautions

Il convient d’éviter l’application de topiques sur les zones d’injections le jour de la séance et le bain le soir même. Les expositions solaires prolongées sont à éviter également comme une épilation teinture ou ionisation pendant 24 heures. Enfin, in convient de ne pas porter des vêtements trop serrés et/ ou sale sur la zone traitée. Les règles d’hygiène de base restent bien sûr indispensables. Le patient n’a pas de restriction de mouvement après ce geste.

Effets secondaires.

Des douleurs au lieu d’injections sont possibles notamment pendant les deux premiers jours. Si tel est le cas, en général, on effectue une séance suivante avec moins de dépôts de produits. Comme toute technique, on suivra la tolérance au procédé.

Il convient de suivre bien sûr l’état local cutané dans la mesure où il s’agit de légères effractions cutanées pouvant présenter de principe une réaction d’infection secondaire.

Deux études nationales nommées ENATOME 1 et 2 montrent une très faible quantité d’incidents du fait de la pratique de la mésothérapie.

ENATOME 1 regroupe par exemple 2839 observations.

Réactions locales au cours d’ENATOME 1:

Séance 1 Séance 2 Séance 3
Aucune 82,6% 84,5% 87,5%
Douleur 9,2% 7% 6,2%
Hématome 5,3% 6,1% 4,6%
Démangeaisons 1,8% 1,3% 0,9%
Induration 0,7% 0,7% 0,5%
Erythème 0,3% 0,4% 0,3%
Nécrose 0% 0% 0%
Flush 2,7% 2,7% 2,7%

Les réactions locales (douleur, démangeaisons, induration) régressent au fil des séances ce qui laisse supposer l’existence d’un facteur adaptatif.