Arthrose de la hanche : opération

Pathologies
14 octobre 2018

L’arthrose est l’une des causes principales de douleurs et de raideur de l’articulation de la hanche. Elle se traduit par une usure du cartilage situé dans l’espace de frottement entre l’os de la cuisse (la tête du fémur) et l’os du bassin (le cotyle). Cette douleur et la raideur peuvent être particulièrement gênantes au quotidien, et réduisent considérablement la mobilité.
En cas d’usure avancée et de retentissement fonctionnel important (limitation des activités et douleurs quotidiennes invalidantes), il est proposé une opération chirurgicale avec la mise en place d’une prothèse totale de hanche.

Les symptômes de l’arthrose de la hanche

L’arthrose est la maladie de la hanche la plus répandue, elle concerne en général les adultes de plus de 60 ans et atteint plus souvent les femmes.
Il est important de pratiquer un sport doux et régulier (yoga, natation, marche…) pour lutter contre le surpoids, souvent responsable de l’arthrose.
L’arthrose est le plus souvent idiopathique (sans causes retrouvées), mais il existe également des causes dites secondaires (héréditaires, post-fracture ou causées par une augmentation des contraintes articulaires, post-ostéonécrose de la tête fémorales ou post-inflammation de la hanche dans le cadre d’arthrites ou de polyarthrites ). Avec le temps, la surface articulaire recouverte de cartilage s’use. On constate alors une modification de la radiographie avec apparition d’un pincement articulaire, et aussi des réactions osseuses avec une condensation de l’os sous-chondral, l’apparition de géodes osseuses et une production d’ostéophytes (appelés également becs osseux) sur le cotyle et la tête fémorale.
Ces différents phénomènes entrainent des douleurs souvent très intenses au niveau de la hanche (pli de l’aine le plus souvent, ou dans la fesse) pouvant se propager jusqu’au genou et au bas du dos. Une perte de la mobilité de la hanche est associée, responsable la plupart du temps d’une gêne au chaussage et enfin une impossibilité de marcher correctement (boiterie…) ou de monter ou descendre les escaliers sans avoir recours à la rampe. Les activités sportives sont bien sûr elles aussi réduites.

Arthrose de la hanche :

Comment soigner l’arthrose de la hanche ?

Il n’existe malheureusement actuellement aucun médicament qui régénère le cartilage. Dans un premier temps, lorsque l’usure est faible et que les symptôme sont modérés, on peut proposer un traitement médical avec antalgiques et anti-inflammatoires associé à un traitement de rééducation basé surtout sur des assouplissements. L’usage de semelles orthopédiques peut également soulager le patient.
Dans un second temps, il est possible de proposer des injections intra-articulaires, soit de dérivés cortisonés (infiltrations), soit d’acide hyaluronique (visco-supplémentations).
Enfin, en dernier recours, lorsque les symptômes sont trop invalidants, un traitement chirurgical est proposé avec la mise en place d’une prothèse totale de hanche.

Comment se déroule l’opération ?

Le patient doit effectuer un bilan pré-opératoire complet, comprenant une radiographie spécifique permettant de déterminer les futures dimensions de la prothèse qui sera utilisée, ainsi qu’un bilan cardiologique avec électrocardiogramme, un examen dentaire récent, une prise de sang et une analyse d’urine. L’ensemble de ces examens devra être présenté à l’anesthésiste plusieurs jours avant la date de l’opération.

L’intervention en elle-même dure en moyenne une heure et trente minutes. Le chirurgien remplace l’articulation de la hanche par une prothèse totale de hanche dont les éléments sont fixés à l’os du fémur et à l’os du bassin.
Il existe plusieurs types de prothèses totales de hanche (simple mobilité, double mobilités, rétentives…), plusieurs types de matériaux (céramique, métal, polyéthylène…) et enfin plusieurs voies d’abord chirurgicales (antérieures, latérales, postérieures…). Le chirurgien déterminera la meilleure voie d’abord et la meilleure prothèse en fonction des caractéristiques physiques et anatomiques du patient.

Après l’opération ?

Quelques heures seulement après l’intervention, le patient peut déjà s’assoir sur une chaise et marcher en appui complet. Dans la majorité des cas, il n’y a pas de drains et pas de fils de suture à retirer. Après 2 à 3 jours d’hospitalisation, le patient est autonome pour faire sa toilette, la marche est possible avec ou sans béquilles sur le plat ainsi que dans les escaliers et le chirurgien autorise la sortie à domicile.
Il est possible d’avoir une prescription pour des séances de rééducation. Le patient doit toutefois rester prudent et éviter certaines postures afin d’éviter une luxation de sa prothèse. Il est également recommandé d’attendre plusieurs semaines avant de conduire.
Lorsque le manque d’autonomie du patient ou son isolement familial ou affectif sont importants, la rééducation pourra s’effectuer dans un centre de convalescence pour une période de 4 à 6 semaines.